Huawei admet avoir sous-estimé les conséquences des sanctions américaines

Huawei a sous-estimé l’impact des restrictions américaines, admet Ren Zhengfei, fondateur du groupe chinois. Le dirigeant ne s’attendait en effet pas à ce que le gouvernement de Donald Trump aille aussi loin. Pour la première fois depuis le début de la guerre commerciale, le constructeur admet à demi-mot être dépassé par les événements.

« Nous ne nous attendions pas à ce qu’ils nous attaquent sur autant de fronts » a déclaré Ren Zhengfei lors d’une conférence organisée dans les locaux de Huawei à Shenzen. Jusqu’ici, la firme avait toujours donné le change en assurant être indépendante de ses fournisseurs américains, soulignent nos confrères de Reuters, qui relaient les propos de Zhengfei.

Huawei est-il dépassé par les sanctions des Etats-Unis ?

Pour la première fois, le fondateur de Huawei dresse la liste des conséquences du décret de Donald Trump, qui interdit à la firme de commercer avec des entreprises américaines. « Nous ne pouvons pas obtenir de composants, ne pouvons pas participer à de nombreuses organisations internationales, ne pouvons pas travailler en étroite collaboration avec de nombreuses universités, ne pouvons plus utiliser des technologies avec des composants américains et ne pouvons même pas établir de connexion avec des réseaux qui utilisent de tels composants » regrette Ren Zhengfei, visiblement amer.

Le National Defense Anthorization Act (NDAA) promulgué par les Etats-Unis stipule en effet que Huawei n’a plus le droit d’utiliser des composants composé de plus de 25% de technologies américaines. C’est pour cette raison qu’ARM n’a plus le droit de vendre de licences à Huawei. Le constructeur n’est donc plus en mesure de concevoir ses SoC Kirin. Sans surprise, Huawei s’attend à ce que les ventes de ses smartphones s’effondrent.

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Dans l’attente d’un retour en force, prévu pour 2021, Huawei a décidé de réduire sa production d’un tiers dans les deux années à venir. Par la suite, Ren Zhengfei a une nouvelle fois démenti les accusations d’espionnage, assurant « qu’il n’y a aucune backdoor » dans l’équipement réseau de la marque. Les Etats-Unis accusent en effet le groupe de placer des portes dérobées à destination des espions chinois dans ses produits.

Source : Reuters

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